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Forum: Méthodologie empreinte

Forums->Méthodologie empreinte->EE et gaz à effet de serre

EE et gaz à effet de serre


bon voilà, je me lance, j'espère que des gens vont venir parce que je sens que je vais poster pas mal dans ce forum.
Voilà, on va démarrer une étude pour caractériser l'EE de produits agricoles (bruts : lait, carottes, porc...) suivant leurs productions, itinéraires techniques etc. de façon à avoir des données un peu moins globales que celles du GFN dans les National Accounts. En gros, on veut voir si on peut faire la différence (en termes d'empreinte) entre deux aliments produits selon des modes de productions plus ou moins durables. J'espère que je suis claire...

On va donc travailler principalement sur les surfaces de production (rendement) et l'énergie consommée sur les exploitations. Pour ce dernier point, on se basera sur des Bilan Planète, diagnostic énergétiques (type bilan carbone) des exploitations. Cela dit, il y a un point (oui, j'arrive enfin à mon problème) sur lequel je me pose sérieusement question:
L'agriculture est un secteur dont les émissions de GES sont particulièrement importantes (entre 15 et 20% des GES de la france tt de même), sauf que la majorité de ces émissions sont du CH4 et du N2O (dû principalement à la rumination des bovins pour le premier et à l'épandage d'engrais azotés pour le second) et non du CO2. Or, d'après les méthodo du GFN, les __GES autres que le CO2__ ne sont pas encore pris en compte dans les calculs d'EE. __Du coup, qu'est-ce qu'on fait?__
Personnellement, ça me gène de ne pas prendre CH4 et N20 en compte dans les calculs, ils ont un rôle important au niveau des impacts de l'agriculture. Je me disais qu'on pourrait donc les exprimer en équivalent CO2 et convertir ce C02 en surface, de la même manière que pour l'utilisation des combustibles fossiles... Au final, je me dis que ça se justifie par le fait que ça revient à absorber du CO2 à la place du CH4 et du N2O ( car les plantes ne peuvent pas le faire) dans le même objectif : éviter l'accumulation des GES.
Le seul problème, c'est que ça modifie quand même sacrément la méthodo de base de l'EE : on rajoute vraiment un truc, les GES autres que le CO2, dans les calculs.
J'attends un peu vos avis sur la question en fait car je suis très partagée (-avec un epnchant pour quand même les prendre en compte

 
le: Jeu 13 Mars, 2008 [09:44 UTC] score: 0.00 lectures: 36480

Messages publiés

auteur message
astrozygote
Re : EE et gaz à effet de serre
le: Jeu 20 Mars, 2008 [09:44 UTC] score: 0.00
Bonjour Céline,

En réfléchissant à la question, je me suis penché sur le cycle du carbone.
Le carbone dans la nature existe sous plusieurs forme qu'il est peut-être utile de distinguer.
- Le carbone stocké dans les strates minérales de la Terre : Les alcanes (pétrole, gaz), ne comptant pas dans le bilan climatique car ils sont stockés.
- Le carbone en équilibre dans l'eau et l'atmosphère : les carbonates et le CO2.
- Le carbone stocké par les êtres vivant sous forme de protéines, de glucides et de lipides (lié au précédent).
- Le carbone libéré par le vivant : le méthane, la combustion du carbone stocké sous les deux formes précédentes.

A partir du moment où le carbone est libéré, il est très difficile de le piéger artificiellement ou biologiquement, nous avons ouvert la boite de Pandore.

Pour moi le carbone ne doit plus être libéré et pas seulement économisé. Je pense que l'empreinte devrait plus pénaliser le carbone libéré. Il faut peut-être 3 planètes pour un occidental moyen mais les dégâts des GES vont-être cumulés à cette utilisation abondante des ressources vivantes sur Terre.

Je pars dans tous les sens désolé. En d'autres mots l'empreinte actuellement devrait distinguer le carbone libéré qui était stocké durablement de celui qui est normalement utilisé par le vivant. Le carbone qui a été libéré est maintenant de trop.
Si l'augmentation de température est trop forte pour une période donnée - des écosystèmes entiers vont disparaître. J'ai même entendu qu'au delà de 0,4°C d'augmentation en 10 ans, la pérénité de tous les écosystèmes n'est pas assurée.

Ainsi, pour revenir au méthane et à tout autre GES, ils faut les compter en terme non seulement de "nature" consommée mais aussi d'agent affectant la vie sur Terre, à mon humble avis.

Pour être encore plus simple : est-ce que l'EE prend en compte la qualité de la nature, la biodiversité, et surtout la présences d'écosystèmes variés et nombreux ?

Qu'en dites-vous ?

auteur message
Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Jeu 20 Mars, 2008 [10:35 UTC] score: 0.00
Bonjour astrozygote (cher ami cellule souche...)

Ci-dessous quelques réponses à tes questions

1/ Pour ta question sur le carbone libéré
Il y a un cycle du carbone tout de même et heureusement. Les plantes absorbent le CO2 qu'elles transforment en biomasse, et tant que c'est vivant et que ce n'est pas consommé par un animal qui respire et ... pète ou rote, le carbone est stocké dans la matière.
Ca ramène à tout le débat qu'on a eu et qu'on a encore sur le stockage du carbone par les forêts, sous forme ligneuse. Dans l'empreinte, on considère que le maintien ou l'augmentation des surfaces forestières absorbe du CO2 donc améliore l'équilibre biocapacité / empreinte humaine. Je t'en dirai plus si tu veux sur les taux de séquestration utilisés et les hypothèses.

2/ Pour ta question sur la qualité de la nature, la biodiv et les écosystèmes
Il y a deux réponses :

a/ D'abord l'empreinte se veut un outil "comptable", donc basé sur les observations du passé et pas des prédictions du futur. Le GFN calcule donc l'empreinte (et la biocapacité) chaque année, en prenant les données internationales de la FAO, de production, du PIB etc.
Si les écosystèmes se dégradent et qu'ils produisent moins, ou sont détruits, cela se reflète donc dans la baisse de "productivité" de la nature" observée au cours du temps. Pour ajouter un élément qualitatif à cette observation, le WWF et le GFN font aussi un suivi du "Living Planet Index", qui suit la diversité et la qualité des espèces et des milieux. Par exemple, ils suivent les stocks de poissons en fonction d'espèces + ou - rares, etc.

b/ Cette approche peut sembler pauvre en effet. Elle est surtout incomprise et utilisée à mauvais escient pour faire des scénarios et balancer des jugements hypothétiques erronés : des gens disent ainsi que l'empreinte montre que l'intensif conventionnel est mieux que le bio, même en intégrant l'énergie des intrants, parce que le bio a de plus faibles rendements et demande plus de surfaces extensives. Ou que l'empreinte "dit" qu'il vaudrait mieux déforester pour faire des cultures, qui ont un meilleur rendement...
En fait, c'est pas comme ça qu'il faut utiliser l'empreinte quand on fait des scénarios : pour faire les choses correctement, il faut bâtir des modèles d'évolution des territoires considérés, en y intégrant l'usure à 5, 10 ans ou plus liée aux activités humaines. Pour l'intensif, ça consiste donc à essayer de prédire le taux de désertification lié à une surexploitation, à la pollution des sols etc. Pour le nucléaire, il faudrait estimer le risque d'accident et calculer la perte de biocapacité liée au risque d'accident... etc. De cette manière, l'évaluation de l'empreinte à long terme prend son sens, si elle intègre une modélisation de l'impact des activités humaines sur l'usure du territoire.

Mais bien des gens, des lobbies et autres grands groupes qui n'ont pas intérêt à ce que les choses changent, cachent les données et les risques car cela les obligerait à admettre que rien n'est jamais garanti à 100%. Y a qu'à voir le débat sur Monsanto qui continue d'argumenter qu'il n'y a pas de risque à utiliser le roundup...Ou d'autres qui voudraient vendre des centrales nucléiares dans des pays instables à haut risque politiques (je ne dis pas qu'il ne faut pas de nucléaire, au contraire à court et moyen terme on ne saurait pas faire autrement sauf à arrêter l'économie - je dis seulement qu'on ne parle pas des risques et des scénarios, c'est confidentiel Défense...)

Tu vois ce que je veux dire... ?

Merci et bonne journée à toi

auteur message
astrozygote
Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Mer 26 Mars, 2008 [20:14 UTC] score: 0.00
Bonjour,
J'ai un peu potassé la méthode footprint.
- Pour l'énergie, est-ce que la sécurisation des approvisionnements, les guerres et globalement la déstabilisation géopolitique est prise en compte ? Lester Brown en parle dans le plan B pour le pétrole, les vrais coûts à la pompe sont hallucinants.
Petite remarque aussi, le fait qu'une énergie soit disponible localement (et donc sans conflits armés) devrait aussi être prise en compte. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe pour les gazoducs en Russie et pour le plutonium au Nigeria.
- Pour la nourriture même constat, je n'opposerais pas l'agriculture bio et conventionnelle. Ce qui compte est à l'achat, amha. La grande distribution, par l'agroalimentaire, mélange des ingrédients qui font en moyenne au moins 250 km, quand-ils viennent de France... Certains produits comme les agents de texture et de saveur sont complètement inutiles. Les produits bio sont encore exempts de mélanges qui font que le consommateur peu choisir des ingrédients plus locaux. Favoriser le local est aussi un gage d'équité pour des pays qui n'ont que la possibilité d'importer, à défaut de politique comme la PAC (cf "Feeding the World") qui casse les prix.
Au fait, que veut dire la matière grise dans la TEO ?
Une autre petite question, comment puis-je vous aider pour cette TEO concrètement ?
A bientôt
astro'

auteur message
Re : Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Mer 09 Avr, 2008 [16:51 UTC] score: 0.00
Cher Astro,

Merci de tes commentaires, très utiles encore une fois.

Pour nous aider :

Si tu veux écrire des pages WIKI, tu peux déjà le faire, on t'avait ouvert un accès "membres".

Si tu veux contribuer sur la base de calculs, pour le moment on n'a pas encore mis de tableur collaboratif en ligne, c'est prévu dans une 2° étape. Donc pour le moment, le mieux est de proposer des données et de les documenter soit par forum, pour discussion si besoin, soit par page WIKI, pour capitaliser la connaissance lorsqu'elle est plus mature.

Ensuite l'un de nous entrera ces données dans le tableur en tant que tel.

Merci et à bientôt !

Thanh

auteur message
astrozygote
Re : Re : Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Mar 15 Avr, 2008 [10:55 UTC] score: 0.00
D'accord,
merci pour les informations.
A bientôt
astro'

auteur message
Re : Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Jeu 03 Avr, 2008 [11:31 UTC] score: 0.00
Salut Astro et merci de t'intéresser à la question;-)

Bon je suis un peu dégoutée car je viens de passer presqu'une heure à t'écrire une méga réponse et j'ai tout perdue car ma session s'est déconnectée...
Du coup, je recommence...
- pour l'énergie, à ma connaissance, les problèmes géopolitiques ne sont pas pris en compte dans les calculs d'EE car on se base uniquement sur la consommation. En gros, si on consomme un baril de pétrole, qu'il soit à 60 dollars ou à 110, cela ne changera rien en termes d'émissions de C02. Cela dit, si pour des raisons x ou y la consommation est affectée par des situations de guerre ou autre, l'EE le prendra en compte. En fait, seules les conséquences sur la consommation seront traduites en empreinte. J'espère que je suis claire et que je réponds un peu à ta question. Cela dit, si l'on fait des scénarios d'évolution de l'EE, alors, on pourra le prendre en compte mais de toute façopn, ce sera toujours de manière indirecte.
- Pour la nourriture, je suis globalement d'accord avec toi mais il y a juste un mot que tu utilises que je ne comprends pas : amha. Qu'entends-tu par cela ?
- pour ta question sur la matière grise dans le TEO, je suis un peu embêtée car je ne vois pas où tu as trouvé ce terme dans le fichier... A moins que tu ne parles d'énergie grise et dans ce cas, l'énergie grise correspond à toute l'énergie "cachée" d'un produit ou d'un service, celle qui a été utilisée pour le produire. Par exemple, pour du pain, cela correspondra à l'énergie qui a été nécessaire pour fabriquer les engrais et phyto qui ont été utilisés pour la culture du blé + le carburant du tracteur + le carburant pour transporter le blé jusqu'à la minoterie + l'énergie qui a été nécessaire pour réduire le blé en farine, + celle pour transporter la farine chez le boulanger + celle pour fabriquer et cuire le pain. Dans le cas, où tu parles vraiment de matière grise, je veux bien que tu m'indiques exactement où tu as vu ce terme dans le TEO acr je ne le vois pas. A la limite, si c'est vraiment de ça dont tu parles, je dirais que ça correspond à toute la matière qui a été utiliée pour produire un objet ou service.
Sinon, pour contribuer au TEO, Thanh te répondra mieux que moi car perso, je n'y ai pas vraiment participé...

Voili voilou, j'espère que j'ai répondu à tes questions et à bientôt.

Céline

auteur message
astrozygote
Re : Re : Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Mar 15 Avr, 2008 [10:52 UTC] score: 0.00
Bonjour Céline,
> Bon je suis un peu dégoutée car je viens de passer presqu'une heure à t'écrire une méga réponse et j'ai tout perdue car ma session s'est déconnectée...
J'ai eu le même coup quelques jours auparavant, le serveur était visible mais ne répondait plus aux requêtes Internet.
(amha = à mon humble avis)
Oui, tu as raison, il s'agit bien d'énergie grise, cette méthode est très intéressante car elle permet de préciser et éventuellement d'anticiper les fluctuations des coûts des matières premières (et les problèmes d'acheminement).
A bientôt,
Olivier

auteur message
astrozygote
Re : EE et gaz à effet de serre
le: Lun 17 Mars, 2008 [21:23 UTC] score: 0.00
Bonjour,
D'après mes sources, le méthane est certes 20 à 25 fois plus impactant en terme d'effet de serre mais sa durée de nocivité (demi-vie) dans l'atmosphère est moindre : 12 ans contre qq 100 aines d'années pour le CO2.
Du coup le GIEC attribue une valeur appelée le Potentiel de réchauffement global (PRG) tenant en compte l'effet effet de serre et la durée de vie/présence de ce gaz.

Source : http://www.larecherche.fr/content/articledumois/listweb?alone
Pour ce qui est du méthane produit par les vaches (en rotant), il est synthétisé par des archéobactéries méthanogènes du rumen. De mémoire, des études sont en court pour voir si il est possible d'adapter le régime des bovins pour que ces bactéries soient moins productrices.
Je pense que pour la production de viande, effectivement le mode extensif (pâturage favorisé quand possible) est moins polluant que le mode intensif (céréales et tiges/foin récoltées). Mais là, un agronome sera plus efficace.

A noter que le méthane est émis depuis les bouses aussi mais dans une moindre mesure en condition aérobie (à la fraiche en plein champ) ce qui a pour conséquence de de plus favoriser les bactéries plus écolos - contrairement au fumier et lisier.
Source : http://www.inra.fr/sia2003/effet-serre-CH4.html
Thanh, si vous voulez en savoir trop sur la façon de réduire les émissions de méthane dans des fermes tropicales (humides), c'est ici : http://www.fao.org/DOCREP/U7600T/U7600T04.HTM

auteur message
Re : EE et gaz à effet de serre
le: Sam 15 Mars, 2008 [15:15 UTC] score: 0.00
Une info glanée sur le site de Terra Economica sur la question du CH4 et des NO2 : http://www.terra-economica.info/Le-steak-hache,3734.html

Le steak haché est une valeur sûre pour les assiettes des petits et le porte-monnaie des grands. C’est en effet la viande qui réalise les plus gros volumes de vente en France. A tel point que la filière bovine, malmenée par les crises sanitaires, est sortie de la zone rouge uniquement grâce à lui. Presque 70 % des ménages consomment du haché. Cette viande reste l’un des seuls produits élaborés à base de boeuf dont la consommation continue de croître : 4 kg par foyer français en 2007 contre 3,8 kg en 2005

(...)
Bien que transformation, emballage et transport dégagent du dioxyde de carbone (CO2), le gaz à problème du steak haché serait plutôt le méthane (CH4). Les ruminants en rejettent une grande quantité par flatulence. Et une molécule de méthane provoque un effet de serre 23 fois plus important qu’une molécule de CO2, selon les experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Ce n’est pas tout. Le fumier, lui, dégage du gaz hilarant, le NO2. Mais pas de quoi rire, son impact est 296 fois supérieur à celui du gaz carbonique. Selon un rapport de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, paru en 2006, l’élevage dans son ensemble émet, en équivalents CO2, « 18 % des gaz à effet de serre de la planète ». Davantage que les transports !

auteur message
Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Lun 17 Mars, 2008 [09:17 UTC] score: 0.00
Merci bien, vos réponses confirment donc l'intuition que j'avais : il est nécesssaire de prendre ces GES en compte au même titre que le CO2. D'autant plus que comme Thanh vient de le préciser, leur PRG est bien supérieur au CO2.

Juste une précision : le gaz hilarant rejeté est le N2O appelé également protoxyde d'azote et non le NO2 (nitrite).

auteur message
Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Lun 17 Mars, 2008 [10:15 UTC] score: 0.00
Salut Céline,

Merci pour la précision sur le gaz hilarant.

Hilarant aussi, tu as vu que l'un des prix Ig-Nobel (prononcer Ignoble, ce sont des Nobel à l'envers, mais c'est plus sérieux qu'il n'y paraît) a été décerné à une japonaise, Mayu Yamamoto, du Centre international de médecine du Japon. Elle a trouvé le moyen d’extraire la vanilline présente dans la bouse de vache (regarde sur Google). Ils ont aussi donné un prix à une équipe qui a testé l'effet du viagra sur le sentiment de décalage horaire des hamsters biggrin

Tout ça pour te demander si tu as des infos sur l'empreinte écologique de la vache. la question que je voudrais élucider c'est : les émissions de GES des vaches (rot) sont elles plus élevées lorsqu'elles mangent du soja et vivent hors sol, par rapport à si elles pâturent librement ? C'est important de savoir cela pour évaluer l'empreinte de la vache et du lait bio, versus intensif.



auteur message
Re : Re : Re : Re : EE et gaz à effet de serre
le: Lun 17 Mars, 2008 [10:57 UTC] score: 0.00
> Salut Céline,
>
> Merci pour la précision sur le gaz hilarant.
>
> Hilarant aussi, tu as vu que l'un des prix Ig-Nobel (prononcer Ignoble, ce sont des Nobel à l'envers, mais c'est plus sérieux qu'il n'y paraît) a été décerné à une japonaise, Mayu Yamamoto, du Centre international de médecine du Japon. Elle a trouvé le moyen d’extraire la vanilline présente dans la bouse de vache (regarde sur Google). Ils ont aussi donné un prix à une équipe qui a testé l'effet du viagra sur le sentiment de décalage horaire des hamsters biggrin
>
> Tout ça pour te demander si tu as des infos sur l'empreinte écologique de la vache. la question que je voudrais élucider c'est : les émissions de GES des vaches (rot) sont elles plus élevées lorsqu'elles mangent du soja et vivent hors sol, par rapport à si elles pâturent librement ? C'est important de savoir cela pour évaluer l'empreinte de la vache et du lait bio, versus intensif.
>
J'ai pas hyper cherché de docs là-dessus mais j'entends souvent des avis différents : certains disent qu'elles digèrent moins bien les fourrages types ensilage et donc qu'elles relarguent plus de CH4 que quand elles pâturent mais d'autres considèrent que bio ou non, quels que soient les systèmes de production, les dégagement de CH4 sont les mêmes... Efectivement, faut que je creuse la question. Par contre, pour le N2O, je pense que les dégagements dépendent totalement de la quantité d'engrais épandu, qu'ils soient organiques ou minéraux. En général, on compte environ 2% du N épandu qui se retrouve sous forme de N2O.
J'vais voir comment ils traitent la question ds le Bilan C, peut-être qu'ils font la dif entre vaches bio ou non (mais j'ai pas le souvenir...)
J'te tiens au courant.

auteur message
Re : EE et gaz à effet de serre
le: Ven 14 Mars, 2008 [07:19 UTC] score: 0.00
> bon voilà, je me lance, j'espère que des gens vont venir parce que je sens que je vais poster pas mal dans ce forum.
> Voilà, on va démarrer une étude pour caractériser l'EE de produits agricoles (bruts : lait, carottes, porc...) suivant leurs productions, itinéraires techniques etc. de façon à avoir des données un peu moins globales que celles du GFN dans les National Accounts. En gros, on veut voir si on peut faire la différence (en termes d'empreinte) entre deux aliments produits selon des modes de productions plus ou moins durables. J'espère que je suis claire...
>
> On va donc travailler principalement sur les surfaces de production (rendement) et l'énergie consommée sur les exploitations. Pour ce dernier point, on se basera sur des Bilan Planète, diagnostic énergétiques (type bilan carbone) des exploitations. Cela dit, il y a un point (oui, j'arrive enfin à mon problème) sur lequel je me pose sérieusement question:
> L'agriculture est un secteur dont les émissions de GES sont particulièrement importantes (entre 15 et 20% des GES de la france tt de même), sauf que la majorité de ces émissions sont du CH4 et du N2O (dû principalement à la rumination des bovins pour le premier et à l'épandage d'engrais azotés pour le second) et non du CO2. Or, d'après les méthodo du GFN, les __GES autres que le CO2__ ne sont pas encore pris en compte dans les calculs d'EE. __Du coup, qu'est-ce qu'on fait?__
> Personnellement, ça me gène de ne pas prendre CH4 et N20 en compte dans les calculs, ils ont un rôle important au niveau des impacts de l'agriculture. Je me disais qu'on pourrait donc les exprimer en équivalent CO2 et convertir ce C02 en surface, de la même manière que pour l'utilisation des combustibles fossiles... Au final, je me dis que ça se justifie par le fait que ça revient à absorber du CO2 à la place du CH4 et du N2O ( car les plantes ne peuvent pas le faire) dans le même objectif : éviter l'accumulation des GES.
> Le seul problème, c'est que ça modifie quand même sacrément la méthodo de base de l'EE : on rajoute vraiment un truc, les GES autres que le CO2, dans les calculs.
> J'attends un peu vos avis sur la question en fait car je suis très partagée (-avec un epnchant pour quand même les prendre en compte
>comme indiqué lors de l'échange précédent, le poids en terme d'empreinte des émissions GES d'un sytème de production alimentaire doit être assez important. à mettre en parallèle avec un boulot réaliser sur le climat en limousin où la contribution climat du sectuer agri était de l'ordre de 30% ramené à l'habitant (population faible et beaucoup de vache) principalement du aux modalités de production(stabulation en hiver avec fumière anaérobie jusqu'au printemps) donc pas de moyen de faire l'impasse sur une approche EE/GES. ca doit pas être trop compliqué de ramener à l'unité produite (litre de lait, kilo de viande, etc...)une quantité d'éffluent et d'y accrocher une modalité de traitement ou non permettant d'obtenir une émission théorique de ch4/n2o, puis PRG et équivalent sol carbone
bisettes

auteur message
Re : EE et gaz à effet de serre
le: Jeu 13 Mars, 2008 [15:51 UTC] score: 0.00
Salut Céline,

Bravo pour ton "lancement", tu vas devenir une vraie pro du libre et collaboratif ...

Pour ta question, je pense qu'il faut prendre le CH4 en compte, et si on y arrive, le N2O. Pour le CH4, la méthode que tu proposes me semble bonne. D'ailleurs Christophe a évoqué ça y a pas longtemps, ils ont évalué avec Jean-Stéphane le temps que ça prenait pour absorber le CH4 et c'est bien plus rémanent que le CO2 (donc ça explose les objectifs de Kyoto). Il pourra te donner des éléments.

Pour le N2O, je ne sais pas si on a déjà une idée des surfaces nécessaires pour absorber ça. En tous cas, sujet à discuter avec le GFN.

Au final, je sens qu'on va développer des appli sur les "matières" ou "polluants" et leur cycle "naturel" de création/absorption. Le m2 c'était en gros pour tout ce qui ressemble à un potager. Mais l'eau idem ditto, il va falloir créer un "global m3" et tenir compte de la vitesse de "circulation" et de "réparation" naturelle de l'eau (x jours dans une rivière, xx mois dans un lac, xxx années dans une nappe phréatique...). Je pense qu'après il faudra sans doute faire pareil avec l'azote et le cycle des produits azotés (sachant que c'est une des composantes majeures de l'air qu'on respire quand même !!!).

Thanh




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